Dans une surprenante gare désaffectée de Saint-Just-Saint-Rambert vouée à l'art contemporain, depuis avril 2003, Nati et Christophe ROURE enfantent leur « Neuvième Art », la gastronomie par excellence dixit Larousse. Ce travail artistique fulgurant couronné par deux étoiles en quatre ans surprend par la maîtrise de ses déraillements intimes mesurés, la minutie éclairée de ses mises en scène ludiques dignes d'un sculpteur sucrier qui découvrirait l'architecture scintillante de la sapidité.
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Au sommet de l'Annapurna du XXème siècle, l'air, à l'instar des candidats à la varappe, se raréfie. Jacques MAXIMIN Le Magnifique, 62 ans, le gamin farceur du circuit à ciel ouvert, la génialité personnifiée, une force infinie de spontanéité réglée, cercle la poignée de ceux qui effondrèrent la voûte gustative : GAGNAIRE, CHAPEL, GUERARD, GIRARDET, DELIGNE, DUMAINE. Un jour avec un artiste de la vie éternelle. Lire la suite
Hanté par les apprêts de la couleur marine honfleuraise où scintillent tous ses rêves asiatiques, âme rodézienne en tête, Alexandre BOURDAS, exposé jeune cuisine, progression étoilée rutilante, petite quarantaine audacieuse, habite sur une terre ancestrale. Dans l'ascétique enjoué restaurant « Sa. Qua. Na », l'élégant dépouillement de la limpidité accessible, la lucidité déroutante de la rencontre charnelle surprend le peuple.
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Sis dans un lumineux village cerné par la sylve, Salles, où l'hirondelle sourit au babil de la reinette en terrasse arborée, sur les rives du Cérou, petit affluent de l'Aveyron, et de ses flegmatiques marronniers, Patrice GELBART, extra révélation, ultra émotion, cartographie la trop humaine liberté gourmande de son pays intérieur embrasé par la vie, pétri de la présence envoutée d'un charpentier résistant. Radicalité transparente de la matière, clarté hallucinée de l'accord, autorité percussive des escortes. Un grand maintenant, simplement possédé, à la picturalité de fleurs sauvages, à la nudité de jeunes herbes, entre rencontre identitaire enracinée et quête envoutante des altérités solidaires. Lire la suite
Niché dans l'ancienne station thermale de Charbonnières-les-Bains, calme joyau de ramures paysager aux pourtours de Lyon, Philippe GAUVREAU, depuis 2009, dirige le restaurant éponyme du Pavillon de la Rotonde (Groupe Partouche). Dans ces paisibles volutes esthétiques de la table confluent plaisir et détente pour une cuisine de tous les soleils au beau milieu des bois. Lire la suite
Obélix vendéen sis à l'Opéra, ex cador sincère de la garde ducassienne, Christophe RAOUX, délicat décomplexé prometteur, rassurant promeneur enthousiaste, troisième ligne aile pétrie de sensibilité, à 38 ans, orchestre, depuis le 14 décembre 2009, une brigade symphonique dans un lieu symbolique. Nouvelles feuilles de gastronomie entre l'habitus repensé et la panse réajustée.
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Natif de Gairo, jeune enjoué de 54 ans, entrepreneur - propriétaire du restaurant FONTANAROSA, associé à GOLDONIS, SAMESA et FELLINI, malicieux ambassadeur des délices sardes à Paris, Flavio MASCIA, petit homme dégourdi à la grande générosité, parle les feux d'une autre langue à l'image d'un volcan encore embrasé par la saveur solaire des paysages. Lire la suite
Artisan culinaire, autodidacte, savant minutieux de l'accord au coeur de l'art sur les sublimités d'Annecy-le-Vieux, à l'orée onirique du Parc Gabriel Fauré, Laurent PETIT, colombéen si peu gaullien, fils d'un boucher, attise notre penchant, encorbelle notre confiance. Pragmatique méditatif absorbé dans sa créativité, il ensoleille la Venise des Alpes de sa candide fraîcheur. Lire la suite
A l'ombre de sa Madeleine depuis 1990, à Sens, homme du cru et des crus icaunais, nippon et bourguignon, l'enthousiaste colosse aux yeux émeraude, Patrick GAUTHIER, cuisinier avant toutes choses, attise nos passions gustatives d'enfance dans la tempête hallucinée de la vie. Conversations avec un sensible à la curiosité hors-normes, amoureux de la pomme de terre, qui rêvait de musique et d'architecture.
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Dans un écrin historique drapé en bonbonnière pour dîners amoureux enfiévrés aux chandelles, à deux enjambées de l'Odéon, à deux foulées des quais, le dernier des grands mohicans classiques, Manuel MARTINEZ, inébranlable, poursuit sa route essentielle sur la clarté du produit et la ponctualité décisive du faire. Lire la suite