Un peu, beaucoup, passionnement...

Il est possible de porter des appréciations sur les restaurants comme on effeuille
la marguerite ! On aime un peu, beaucoup, passionnément… et même souvent à la folie ;
mais parfois aussi, hélas, pas du tout. Une liste d'humeurs à feuilleter en cliquant
sur le type d'appréciation de nos chroniqueurs.

La Square de Marcadet - 75018

Ici même, en 2005, nous avions eu un coup de coeur pour le Square de Raphaëlle Carrat. Dans un quartier où les adresses fréquentables se comptaient sur les doigts d'une main, elle avait imposé sa cuisine bistrotière. Souvenir ému pour la crème de lentilles au foie gras grillé, la brouillade d'oeufs aux crustacés et le cédrat confit de mousse de citron. Il y a une poignée de semaines, un email siffle la fin de la récréation. Raphaëlle tire sa révérence et le panneau « changement de propriétaire » vient se poser sur la devanture.

 
23 Mazarine - 75006

On se prend parfois à rêver que les remarques désagréables émises à l'encontre de certains restaurants servent d'exemple à ceux qui voudraient ouvrir le leur.
Peine perdue. Il y en a toujours un pour reproduire les mêmes erreurs à commencer par les fautes de frappe ou d'orthographe sur la carte, le manque de respect des saisons, le décor vu et revu ou l'écran plasma derrière le bar qui diffuse en boucle des défilés de mode.

 
La Cantine du 10 - 75010

Connaissez-vous l'ASOM ? Probablement non car il s'agit de l'Association de Sauvegarde de l'oeuf Mayonnaise qui décerne chaque année un diplôme à quelques restaurants qui perpétuent la tradition de ce plat typiquement bistrotier...
Si d'aventure vous êtes membre de cette association, nous venons de vous faire économiser un déplacement dans cette Cantine du 10 car ce n'est assurément pas le point fort de ce restaurant ...

 
La Nouvelle Athènes - 75009

Oh le joli dossier de presse que voici avec moult photographies de plats tous aussi appétissants les uns que les autres.
On nous annonce une cuisine de contrastes, de coeur, très nuancée avec des présentations inédites, civet de lièvre en boudin noir, des associations surprenantes, steak tartare de canard aux huîtres, et des évocations imagées, fruits de la Havane, sirop de tabac blond.

 
Les Diables au Thym - 75009

Le changement de chef de ce restaurant aurait pu passer inaperçu si des blogueurs gastronomes du dimanche n'avaient pas vendu la mèche. Les commentaires dithyrambiques et hautement philosophiques du style « hum !!!! », « ouah, ça donne faim », « youpi » « quand est-ce qu'on mange ? » pouvaient laisser présager que le détour par cette rue sans vie pouvait valoir le coup.
Espoirs envolés et on s'en doutait un peu.

 
Le Fief - 92100

Il a de l'allure ce Fief avec sa belle terrasse entourée d'arbres et cet espace impressionnant façon loft.
Belle hauteur sous plafond, grandes baies vitrées, bar en tôle patinée, un espace fauteuils Club pour boire un café et un petit coin boutique où les maîtresses de maison vendent leurs coups de coeur, des bijoux notamment.

 
B. C. - 75008

Voiturier, accueil souriant, hôtesse charmante, musique douce, restaurant où le noir est décliné dans toutes ses nuances, lumières tamisées, la soirée débutait sous les meilleurs auspices.
Puis, tout se gâte, quand l'assiette de foie gras au Pop Corn et sa gelée de vodka atterrit sur la table voisine, une assiette qui ressemble vaguement au fameux bloubi boulga de notre regretté Casimir. Pire, le vin choisi par ce palais en berne, un Château Pavie Saint-Emilion 1988 à 270 € le flacon, excusez du peu. Pop Corn, foie gras, vodka avec un Saint-Emilion, cherchez l'erreur.
Soyons beau joueur et acceptons l'adage qui veut que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Il y a pourtant des associations qui laissent perplexe, qui semblent ne répondre à aucune logique comme cette tempura de grosse langoustine mariée à un chutney de tomates. En bouche, le divorce ne se fait pas attendre.

 
Le Queniau - 75015

n soir de semaine, une table de gourmands. Au centre des conversations, les récentes découvertes culinaires avec échange des cartes des dits établissements.
C'est ainsi que la carte du Queniau atterri dans mon portefeuille.

 
Royce - 75008

Pourquoi diable les restaurants de stars sont-ils majoritairement sans intérêt culinaire ?
Dernier en date, l'établissement du footballeur Claude Makélélé qui a ouvert dans une rue nichée entre le Ministère de l'Intérieur et l'Elysée.

 
Les Ronchons - 75005

Rien ni personne ne semble pouvoir faire quelque chose pour le 25 quai de la Tournelle. L'adresse serait-elle maléfique ?
Y aurait-il un diable au-dessus des fourneaux qui empêcherait les chefs de s'exprimer pleinement, de nous proposer une cuisine vive, enjouée, dans l'air du temps ? Avec l'arrivée des Ronchons, énième changement d'enseigne, nous avions le secret espoir que tout allait changer, que cette adresse allait enfin retrouver de sa superbe comme à la grande époque de Patrick Jeoffroy.
Espoir déçu.

 
 
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